Là-haut.
Tout est neuf, noir et sauvage, exceptées les déjections satellitaires des premières fortunes mondiales. Dans notre «libre» espace, sans murs ni grillages, une Française, un Russe et deux États-Uniens vivent une aventure collaborative et participeront pendant 9 mois (le temps d’une gestation humaine) à des expériences scientifiques, empiriques, lourdement décriées par des cancres à la renommée internationale qui imposent leurs lois. Là-haut, il faut du cœur et du courage. Tout est possible à notre âge. Si nos rêves sont étroits, il n’est pas trop tard pour accrocher des ballons à notre maison et retrouver le monde perdu de notre enfance. Sans tenir compte de l’avis de celles et ceux qui campent sur leurs tartufferies et affirment que le Terre est plate et rouge.
En mars, la culture prend de la hauteur en Mayenne. L’Étrange Odyssée court toujours. Le hip-hop est sérieux. Naïssam Jalal explore le lien fondamental entre musique, nature et spiritualité. Le Théâtre de l’Onde est en duplex. Le répertoire d’Anne Sylvestre incarne le droit des femmes. À poils, Deluxe rayonne toujours. L’imposture questionne la différence. Achille Grimaud ne pleure pas devant un coucher de soleil. Les Maladroits ont le subjectif Lune. Il y a du monde au balcon des Reflets du cinéma hispanique. À Travers Chants réunit les univers différents. Turnsteak vous plonge à l’intérieur d’un livre magique. Patrick est un saint à l’O’Regans. Hélène est belle à Linières. Sabrina Chézeau propose une pièce poignante pleine de dérision, d’espoir et d’humanité. Les Chouans sont sportifs et gourmands. Les littératures contemporaines tiennent leur premier roman. Jean-Yves Boislève et Simon et Marie voyagent en estampes et céramiques. La Maison Rigolote rend hommage à Pierre Charbonnier et Yves Grude. Romain Weintzem façonne, détourne, s’amuse, tout en traitant de sujets difficiles. Le concours Ateliers d’Art de France met en avant la vitalité artistique et l’excellence des savoir-faire des métiers d’art. Grégory Defreyne peint des instants suspendus. Les Rencontres BD ont la peau d’homme.
L’essentiel n’est pas de sortir mais de bien sortir.






